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2 février 2009 1 02 /02 /février /2009 11:18

 

de Stéfanie Färber, autrichienne



Avant d’arriver en France je connaissais déjà des différences entre la culture française et celle de l’Autriche. Je savais par exemple que les Français mangent toujours du pain avec leurs repas. La fameuse baguette ! En plus je savais que le vrai repas, donc un repas chaud, ça a toujours lieu le soir. En Autriche on mange « le dîner » le midi sans pain et le soir il y a juste un petit goûter avec du pain noir. Donc, un peu différent d’ici. Mais quand même, je voulais rester en France pendant une année, il fallait s’y adapter.

 

En arrivant en France, je ne remarquais pas vraiment d’autres différences entre l’Autriche et la France. « C’est aussi l’Europe ! » je pensais, mais petit à petit je me suis rendue compte, qu’un pays ne doit pas être comme un autre juste parce que c’est dans le même continent. Après le premier mois, le « à deux pas de chez moi » paraissait comme deux milles pas. D’abord on boit du vin, chaque jour, avec chaque repas. En Autriche, le vin c’est une boisson pour des fêtes ou des soirées spéciales.

 

J’étais aussi étonnée des bus ici. Dans les bus autrichiens on n’est pas du tout obligé de monter par l’avant, mais ici, on s’attire des regards quand on monte par l’arrière. Au contraire de ma ville, à Lyon on fait des signes au conducteur pour qu’il s’arrête, ce que je connaissais seulement de Londres. Pendant les vacances de Noël, je suis rentrée chez moi et un jour j’ai fait un signe au conducteur et je pense que je suis toujours montée par l’avant et descendue par l’arrière. Les gens m’ont fait de grands yeux.

 

En parlant de Noël, je me rappelle du Père Noël. En Autriche les enfants n’y croient pas, en Autriche on y résiste encore. Là, c’est le Petit Jésus qui vient pendant la messe pour les enfants à trois ou quatre heures de l’après-midi et quand ils reviennent de l’église le sapin est décoré et les cadeaux se trouvent sous le sapin, prêt à être ouverts !

 

Après avoir passé mon premier mois en France, il y avait l’anniversaire des 50 ans de mariage des parents de ma mère d’accueil et il y avait foule dans notre maison. Le premier soir la sœur de ma mère d’accueil est arrivée de Paris et elle m’a dit « Tu me fais la bise, » et moi, je me suis demandée « Hein ? La quoi ? ». Mais après, je me suis souvenue de ce que ça voulait dire « la bise ».

 

C’était aussi la première fois que je suis allée à Auchan. Pour les Français c’est quelque chose de quotidien, pour moi, c’était étonnant. Je n’avais jamais vu une poissonnerie. Donc, j’étais devant et regardais tout ce qu’il y avait. Des crabes encore vivants, des huîtres, de la raie, des moules, des crevettes et des poissons de je ne sais plus où. Comme il n’y a pas de mer en Autriche on a du mal à trouver tout ça.

 

En plus, moi, je soutiens absolument  le système éducatif français. Un avantage c’est que les Françaises ne doivent pas décider soit de travailler soit d’avoir des enfants. En France, les deux vont bien ensemble. En Autriche c’est plutôt soit l’un soit l’autre parce que l’école ne dure pas jusqu’à quatre heures et demie de l’après-midi. De plus, on n’a presque pas de nounous, donc il faut rester à la maison pour qu’on puisse aller chercher les enfants à midi.

 

Ce qui ne m’étonnait pas, parce qu’on en parle souvent à l’étranger, c’était les Françaises, s’occupant vraiment d’avoir un physique agréable. Certes, il y a toujours des exceptions, mais je pense, qu’il y en a moins qu’en Autriche.

 

Quand je suis partie de l’Autriche je m’attendais à voir des hommes français s’appelant Pierre en T-Shirt à rayures blanches et bleues, un foulard rouge entourant leur gorge, un bonnet basque noir sur la tête, une baguette dans une main et une bouteille de vin rouge dans l’autre. Et même si je ne l’ais pas encore vu, j’espère quand même rencontrer Pierre, le Français typique.

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Published by Etudiant de l'ecole interculturelle - dans Impressions de France
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